Pour une poignée de Wonderflonium

Elora Langlois - 2014

Ô toi l’animateur pré-ado perdu sur mon blog, tu cherches un grand jeu qui déchire « clef en main ».

Ô toi le directeur de centre qui cherche comment dynamiser une équipe d’animation débutante sur un grand jeu prêt-à-jouer, mais qui ne fait aucune concession au niveau de l’imaginaire ?

Ce jeu est fait pour vous !

L’été dernier il m’a été commandé un grand jeu pour pré-ado (collégiens pour les non-initiés), avec pour base le jeu compliqué méconnu du Sagamore (une sorte de poule / renard / vipère pour grands).

Dans ce jeu, chacun est détenteur d’une carte indiquant quel rôle il tient dans le jeu. Partant de là j’ai créé un monde où la carte serait un élément incontournable de la vie quotidienne, un objet prestigieux et précieux.

J’avais donc le choix entre Sakoura,

(Non ne me remercie pas…)

ou un univers de voyageur, ou les cartes sont un moyen de se déplacer.

Pour ma santé mentale (Nananananaaaa nanananananaaa…), vous comprendrez que j’ai plutôt opté pour cette solution.

Avec ma bande d’anima-tueur, mon illustratruc, et après pas mal de question sur notre dite santé mental, nous avons créé un monde steam-punk, Maësta. Une petite présentation :

Une multitude d’îles perdues au milieu d’une mer imprévisible et battues par les vents, ce n’est pas à priori l’endroit le plus engageant où vivre. Mais les habitants de Maësta n’ont pas vraiment le choix.

Pour y vivre comme il faut malgré tout, chaque île fait profiter les autres de ses spécificités, des épices de Tornabisse aux pommes de terre de Ona, en passant par les livres de la grande bibliothèque des Ponts, ou les outils de Ténébreuse.

Aucun de ses échanges ne seraient possibles sans un commerce digne de ce nom, menés par des spécialistes. Ces marchands, ces voyageurs, sont la gloire de chaque île. Mais, pendant des centaines d’années, la concurrence entre la guilde des mers et la guilde des airs a été très violente, voire meurtrière !

Pour régler ces luttes insensées, l’Empire a créé le Programme d’Organisation Universel Impérial du Commerce (le Pouic). Il organise les guildes des marchands, distribue les titres de change pour l’achat du Wonderflonium, gère les stocks. Il tient aussi l’école de commerce impériale, la plus exigeante, qui permet l’obtention de la prestigieuse carte du Pouic.

Depuis 50 ans, tout allait à peu près, mais depuis environ un an, le Wonderflonium vient à manquer. Impossible de faire sans cet élément indispensable à la fabrication des navires et des aéronefs. Mais surtout, il entre dans la composition du carburant qui sert à faire fonctionner toutes les machines. Les ingénieurs des guildes sont à pied d’œuvre jour et nuit, mais les résultats tardent à venir.

Les tensions entre les guildes ont repris de plus belle ! Sur le terrain, la situation déjà fragile est une véritable cocotte minute.

Heureusement, Arti Jones, le tout nouveau président (fantasque, voire foutraque) du Pouic a la solution. Il invite une délégation de chaque guilde au siège impérial du Pouic, afin de régler tout cela lors de négociation à l’amiable !

Tout est fait : scénario pour les animateur (avec les règles du Sagamore), manuel du joueur pour expliquer en off ce qu’il doit savoir, guide de plusieurs pages sur Maësta et ses îles et un journal complet, pour se mettre dans le bain, la fameuse carte bien sûr, les titres de change (représentant les vies dans le jeu), la convocation d’Arti, et même une affiche pour que vos jeunes partent ce cet exemple pour décorer leur salle.

You loose, same player, try again

Tout, mais ce n’était pas assez. Les centres commanditaires ont refusés le jeu. Ils l’ont jugé trop compliqué, sans avoir lu les documents, sans avoir compris qu’il n’y avait plus qu’à donner le matériel aux jeunes, sans avoir fait l’effort de comprendre l’univers. Pire que ça, ils m’ont prévenu une semaine avant qu’il y allait avoir trop de jeunes, et que donc il fallait rajouter un équipe (le tout en gardant un univers cohérent).

Évidement, après plusieurs semaines à leur mâcher le travail, ça fait mal au cœur, surtout pour les anim qui sont allés présenter le grand jeu.

À vous de jouer

Ce jeu dort donc dans les cold case depuis 6 mois. C’est un peu dommage, alors même que peu d’animateurs ont la chance d’avoir autant de temps et d’être entourés d’auteur, l’illustrateur, de journaliste (fictif ou non)…

Du coup, si vous êtes intéressés, cliquez sur le lien. Vous y trouverez le jeu complet en libre téléchargement, avec tout le matériel :

https://cloud.tzim.net/index.php/s/PannmvQrZtJPV2K

Quelques précisions

Normalement, ce jeu n’était en aucun cas destiné à être diffusé ! Du coup, je n’ai demandé l’autorisation à personne pour les images, ou pire, pour le nom « Wonderflonium » (ceux qui connaissent sa signification sont des geeks irrécupérables). Les textes, en dehors de l’explication du Sagamore, sont de nous en revanche, de même que quelques illustrations qui sont d’Elora Langlois. Pour le reste, je m’excuse platement de ne citer aucune source, ou de n’avoir prévenu personne. Soyez sympas, ne pompez donc pas tout ça en dehors d’une utilisation dans le cadre de ce grand jeu (Merci merci merci merci…)

La carte vous semble impossible à monter. Oui c’est chaud sans un de représentant en carte du Pouic (mieux que vendeur tupperware !). Mais vous avez l’exemple de ce que c’est supposé donner au début du Guide du Croutard. La carte est recto-verso : les 1 dos à dos, les 2 dos à dos, et les 3 dos à dos (comme le pliage des tentes deux secondes et bivouac). NB : Il y a une zone blanche au dos de la carte : vous pourrez y mettre le plan de votre Pouic à vous (histoire de délimiter le terrain de jeu).

À chaque fois que c’est nécessaire (j’espère), j’ai laissé la place pour compléter la date et l’heure du grand jeu, pour une sensi carrée.

La mise en page des documents est elle aussi BàT (Bonne à tirer). Pour faire simple, à chaque fois que c’est nécessaire, vous avez deux mise en page disponible : le A4 tout bête, ou le livret – à chaque fois c’est précisé « livret » avec son format d’impression. Pour imprimer votre livret, il suffit d’imprimer le document recto-verso, de plier les feuilles en deux, et d’insérer les feuilles les unes dans les autres. Comme un livret en fait…

Ce jeu ne demande qu’à être enrichi ! Partagez nous vos ajouts, les idées de vos jeunes, etc…

J’espère que je n’oublie rien, et surtout, surtout… Bon jeu !

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